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    Mort à venise


    On entend une voix plaintive, un chant lointain
    Qui s’échappe et s’enfuit sur la lagune grise.

     Sans bruit, une gondole avance dans Venise,
    Glissant parmi les ponts et les quais indistincts ;

    De sa chambre, Aschenbach découvre les églises,
    Les campaniles fiers, les dômes byzantins,
    Les barques, les pontons que la mer a déteints,
    Les palais endormis dans la brume indécise.

    Un adolescent joue et flâne sur la plage ;
    Il a les cheveux blonds, le regard tendre et sage,
    Des poignets délicats, de graciles chevilles…

     

    Aschenbach le contemple et bercé par la brise
    Il s’endort doucement – les étoiles scintillent
    Sur l’eau des canaux noirs, dans Venise la grise.

     

    Jean-Paul Labaisse, novembre 2009

     

     

     

     

     

     

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